Tu m'as dit « Mais pourquoi tu te cherches des excuses à pas être heureuse? ». Je t'ai répondu que je ne savais pas. J'ai réfléchi et je me suis rendue compte que tu avais raison. Mais je n'ai pas vraiment de réponse. Pourtant il y en a une, c'est obligé. C'est peut-être parce que j'appréhende, je crains les choses qui vont arriver, me rappelant le passé. A chaque fois que j'ai goûté au bonheur, j'ai fini en pleur. Je connaissais une déception amer qui me restait au travers de la gorge. Ou alors c'est juste comme ça, parce que je suis d'une nature triste ou mélancolique. Il y a sûrement aussi un autre fait: ce blog. Il est dit que les personnes écrivant ou ayant des problèmes avec l'amour sont ceux qui n'ont en réalité pas de problèmes, et qui pourtant s'en créent. Ma source d'inspiration se résume à la mélancolie, la tristesse, la déception et à l'amour. Je fais donc partie de ces personnes, ces êtres insatiables et pessimistes? J'ai appris à être optimiste, mais il est vrai que je ne suis pas pour autant heureuse. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Peut-être suis-je atteinte d'une flemmingite aigüe m'empêchant de faire le nécessaire pour être heureuse, ou peut-être que j'en ai eu juste marre de faire semblant d'aller bien pour faire plaisir aux autres. J'ai décidé de continuer de respirer, m'accrocher à la vie sans savoir pourquoi, ni à quoi exactement. Sans trop espérer, car cela mène à la déception. De toute façon, d'après mon prof' de philo' (source sûre), l'Homme se cherche des problèmes, d'une quelconque nature pour accéder au bonheur, puisque l'inquiétude conduit à cet état de plénitude. Pour en revenir et en finir avec la question, je pense que ce n'est pas pour moi tout ça, car j'en attends trop et je me retrouve déçue. J'apprends seulement à me contenter de ce que j'ai. Et chaque élément nouveau me fait appréhender. Oui j'ai sûrement peur d'avancer, de revivre des situations, de vivre tout simplement. Je préfère une vie monotone pour le moment que de poursuivre cette trame de l'existence caractérisant notre condition humaine remplie d'imprévus. Quand on nous voit heureux, les êtres humains ont tendance à essayer de nous déstabiliser, parce qu'ils pensent qu'eux ont le droit au bonheur, et pas nous. Je veux juste être tranquille donc je ne le montre pas forcément. Et à force de le garder pour moi, ça m'a endurci. Peut-être un peu trop à mon goût. Mais c'est un choix. Ça me permet de rester debout face aux épreuves de la vie. J'ai ma façon de penser. Pas la vôtre. Et c'est tant mieux car je ne veux pas être un de ces clones, de ces robots dont leur c½ur ne leur serre qu'à respirer. Et pourtant, c'est ce pourquoi l'on "vit". Pour laisser la trace d'une existence matérielle. A défaut de détruire notre planète. Et de ne pouvoir s'échapper de ce sablier gigantesque. Jusqu'au dernier grain de sable. Jusqu'au dernier souffle.
Alice vit dans son monde, au pays des merveilles. Je vis dans le mien. Il se peut qu'il y aie une pointe d'utopie, d'illusion mais il le faut bien pour ne pas être exaspérer par la réalité.
Je viendrai boire le thé une fois le temps arrêté
Jouer aux cartes quand j'aurai trouvé l'as (de c½ur)
Et tuer la reine de c½ur pour vaincre mes peurs.
En attendant va jouer avec ton lapin, lui qui est malin
Et jouer à la dinette en poussant la chansonnette.
Toi qui te crois la plus belle, jouons à la marelle
Tu voudrais atteindre le ciel, puisque cela t'émerveille
Mais moi ce que je préfère, c'est garder les pieds sur terre.
Et puis, petite Alice a grandi; et s'est retrouvée dans la téléphonie.(cf pub) ©